.Love's poison.

.Love's poison.
Retiens-moi

J'ai comme un orage qui gronde et qui tempête, je suis un volcan en éveil. Le déluge approche, et je sens déjà l'eau salée de mes larmes mordre mon visage tandis que tu déverses ton flot de « Pardonne-moi. ». Mais te pardonner quoi ? Le torrent de lave transparente qui se déverse glisse et répand son poison le long de mes joues. Je ne te réponds plus. Je ne peux plus. Et il pleut sur ma peau comme il pleut en dehors. J'implose.
Tes mots résonnent encore, comme des échos apeurés par le silence. « C'est fini. », tu m'avais dit. Cette simple phrase avait réussit à détruire en une seconde ce qu'on avait battit des années durant. Et maintenant, tout ça ne veut plus rien dire. Rien ne veut plus rien dire.
Tu me regardes. Qu'est ce que tu crois ? Je ne peux pas t'effacer comme ça, te mettre dans la corbeille et la vider en un clic droit. Je t'aimais. Plus que tout. Et il est des blessures qui ne se referment pas. Je ne suis rien sans toi.
Les larmes meurtrières dansent toujours, et ce jusqu'à l'aube de mon cou. Là où tu aimais m'embrasser, avant. Là où ton odeur rayonne toujours. Comment oublier ? Tu m'as écorchée vive et pourtant je ne veux que te retrouver. Reviens-moi.
Dis-moi que tout ça n'est qu'une fantaisie de mon imagination. Dis-moi que tu m'aimes toujours. Tu m'avais promis de ne jamais me faire souffrir. En fait, tu n'as pas tords : en me disant ça, tu as fait mieux, ou bien pire. Tu m'as fait mourir .


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Je n'ai pas fait de MAJ depuis une éternité. Par manque de temps, j'écris rarement. Et lorsque j'écris ça donne des textes névrosés qui ressemblent vraiment à une pauvre ado tourmentée. Comme celui-ci. Pourtant je vais bien.
J'espère que vous aussi.


Photo : Joli graffiti dans les rues de Paris. Il me fait un peu penser à un diable...

# Posté le vendredi 21 août 2009 21:14

"Ce que nous appelons commencement est souvent la fin. La fin, c'est l'endroit d'où nous partons." T.S Eliot

"Ce que nous appelons commencement est souvent la fin. La fin, c'est l'endroit d'où nous partons." T.S Eliot

Je m'étais enroulée dans des limbes d'argent. Enroulée dans des spirales de cotons qui glissaient sur les aléas du temps. Blottie dans les effluves d'un passé qui s'écoule, j'avais espéré enfin oublier. T'oublier. Est-il si simple de tourner une page où l'encre de mes larmes n'a pas fini de sécher ? Ranger dans des tiroirs nos photos encornées, sortir de ma mémoire les moments partagés. Enterrer le passé, pour que de lui-même, ce fantôme revienne me hanter, alimenter le présent de « peut-être ». Au gré des jours et de l'amour qui s'égraine. J'avais espéré pouvoir semer la douleur comme un Petit Poucet aux poches trop lourdes, un caillou en mal d'amour. Je voulais abandonner l'espérance sur ce trottoir défoncé, et le laisser crever comme mon c½ur embourbé. Je m'étais abîmée par mes propres espoirs, tuée par mes propres soupirs. Enveloppée dans un cocon illusoire, la bulle venait de se percer. Bienvenue dans la réalité...




Photo : Aucun rapport. Mais comment ne pas mettre un souvenir de cette journée passée...

# Posté le mardi 28 avril 2009 17:07

Catch dreams

Catch dreams
A fleur de soupir

Nos vies s'étaient ancrées dans l'écume des jours. Elles suivaient leur cour indolent jusqu'à l'aube des doutes. Que se passait-il après ce tourbillon qu'est la vie ? Personne ne le savait, sauf les voix qui s'étaient tues. C'était un mystère au goût de silence, ce murmure qui ondule et qui parle sans une mélodie. J'avais pourtant le sentiment que tout était dit, qu'il suffisait d'apprivoiser l'absence pour se rendre compte qu'elle soulignait une présence. Des mots se perdaient tout autour de moi, je les sentais m'effleurer sans être pourtant capable de les toucher. Je m'inventais chasseuse de mots, à la poursuite d'une origine qui ne se retourne pas. Je pêchais les lettres pour les tisser entre elles et révéler l'indicible.
A vouloir percer le mystère de la mort, j'avais cependant oublié le sens du mot vie. J'avais oublié d'être heureuse, et sur mon chemin j'avais gommé amour et amitié. Je me réécrivais dans un univers de rien, où je ne remarquais que l'absence, les questions. A partir à la quête de l'impossible, j'avais abandonné quelque part ce qui me faisait être moi. Déjà je n'étais plus qu'une page d'un album qu'on tourne furtivement, un nom perdu dans un registre, un souvenir appartenant au passé, pourtant encore présent. Je ne vivais pas, et sans le savoir je caressais la mort du bout des doigts. J'étais morte avant même que mon c½ur ne cesse sa mélodie rythmique.
En cherchant l'Au-Delà j'avais fermé les portes du monde palpable. Je n'avais pas compris que vivre était un trésor qu'il fallait entretenir au jour le jour, et j'avais égrainé la vie comme on émiette du pain rassi. Déjà c'était la fin, le début du point qui bouclerait ma vie et me relierait à la réponse.
Une réponse qui, finalement, ne valait peut-être pas une vie gaspillée...




Photo : Monsieur Lucky, le chat aux yeux topaze.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 06:47

Modifié le mercredi 04 mars 2009 08:03

Nulle dies sine linea

Nulle dies sine linea
- TOI -


Parmi les clameurs d'un pale hiver, j'avais eu envie de t'inventer. Toi, trois lettres qui hantaient mes songes et qui abritaient tant de lumière. J'avais eu envie de t'inventer, pour me retrouver. Je m'étais perdue, là où les ombres ondoient sur le présent, jusqu'à le dévorer. J'avais besoin d'un toi pour reconstruire mon univers aux couleurs argentées. Il me fallait un nous pour me sentir exister au beau milieu de ces silhouettes émaciées. Je voulais tout simplement vivre, ne plus m'engloutir dans la froideur couleur d'encre. Alors mes mots t'ont créés. Ils ont dépeint ton souffle, tes soupirs, tes yeux, ton sourire. Ils t'ont même insufflé la vie, pour moi seule tu existais. Toi, l'invisible que mes yeux pouvaient capturer par la force de la pensée. Toi, ce moi qui, comme un serpent, avait décidé de muer. De passer de l'amère « morsure » au merveilleux « trésor ».Je te voulais pour un périple jusqu'aux confins de mes angoisses, parmi les replis de mes douleurs sucrées. Surtout, j'avais besoin de ce toi pour oublier et enfin avancer, vers des horizons mordorés.



Photo : Aucun rapport. Julie transfigurée pour les TPE.

# Posté le jeudi 12 février 2009 08:14

Modifié le jeudi 12 février 2009 08:33